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Cahin-caha

Après une partie mémorable de ping-pong, créant un véritable tohu-bohu tiptop dans le marasme de la nouvelle policière (beurk-beurk), les deux pépères hip-hop du polar, l’épuré Villard et le cauteleux Pouy, remettent le couvert sans prêchi-prêcha avec Zigzag (Rivages/noir), big-bang de la création oulipopienne. Cahin-caha, chacun se coltine, tutti-frutti, les dix thèmes récurrents de l’un, les dix commandements de l’autre dans un bric-à-brac de bric et de broc, un pique-nique de dérision militante et de militantisme dérisoire. Pêle-mêle, Pouy se fout du foot de Marco et Villard expérimente, couci-couça, le cinéma de Papa Pouy, la patate de Pouy est mise en purée par Villard et le jazz de Marc dézingué par le rocker JiBé, et patati et patata. Ce talkie-walkie étonnant et détonnant de Pince-mi et pince-moi, vous le lirez dans un clic-clac, tranquille, wesh wesh canne à pêche Michel Delpech, vous le recevrez cinq sur cinq. Pour résumer, l’haïkaïsation du livre : « J’avance dans le vide ».

François Braud Bro

Critique parue dans Émancipation

 

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