1 000 signes, titre, signature et autres fioritures exclus

La lumière ou le tunnel

Ce qu’il y a de particulier avec les Scandinaves, c’est leur faculté à écrire des thrillers au ralenti. Où les roses ne meurent jamais en fait partie. Voilà des auteurs qui prennent leur temps. Dans un monde de vitesse et d’immédiateté, il est sain de prêcher lenteur et ténacité. Gunnar Staalesen est de ceux-là. Avant que l’affaire ne soit prescrite, une mère fait appel au privé norvégien Varg Veum pour qu’il retrouve Mette, fillette enlevée le 17 septembre 1977. Il va devoir enquêter, se déplacer, prendre sa voiture et donc ne pas boire. Pas facile quand les morts, une morte en particulier, son amie, vous appellent à lever le coude pour ne pas baisser la tête. L’alcool, un ami qui vous veut du mal ou un ennemi qui vous veut du bien ? Veum va devoir recontacter des flics qui ne le portent pas tous dans leur cœur et va soulever quelques pierres sous lesquelles grouillent autant les illusions, les déceptions que les amertumes et les égoïsmes. Désespérant. Sur le fil du rasoir. À pleurer.

François Braud

 Gunnar Staalesen, Où les roses ne meurent jamais, traduit du norvégien par Alex Fouillet, Gaïa éditions, 266 pages, 21€, 2018

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