1000 signes, pas plus (titre, signature et autres fioritures exclus), vous ne recomptez pas ?

Ça l’vaut !

Le rêve américain se boit dans deux calices : le cinéma ou la musique. Sue Harvey décide d’aller tenter sa chance à LA, quittant Alex (« On se mariera à mon retour. »), New-York et sa carrière de danseuse. Car son avenir, c’est la pellicule. Elle finira serveuse dans un fast-food. Alex va vite avoir la gueule de bois. Son violon finit au clou. Fauché, tente-t-il d’aller retrouver Sue Harvey, le pouce tendu, en stop. Car son avenir, c’est Sue Harvey. Chacun détale : après sa chimère et à sa perte. Entre deux maux, ils choisissent souvent le pire et quand c’est le bon : « Dieu, le destin ou je ne sais quelle force mystérieuse peut décider de s’acharner sur l’un d’entre nous. » L’oncle Sam n’aime décidément pas ses neveux : il a un côté Picsou. Et c’est ainsi que l’Amérique est grande : quand un réussit, cent échouent. Mais mille vont encore tenter leur chance. On peut lire ce roman en se faisant son film. Noir. Celui d’un couple qui, en s’acharnant à réussir, à se retrouver, se disloque.

Martin M. Goldsmith, Détour, Rivages/Noir n°1056, 2017, 257 pages, 6€90

François Braud

 

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